Une journée à Shanghai

0 |  16 mars 2017

– Carnet de voyage mai 2006 – Séjour à Shanghai


Descendre à Renmin Guangchang (People’s square) et prendre la ligne 2 jusqu’à Henan Zhonglu.

Marcher dans la rue de Nanjing jusqu’au Bund et s’amuser des regards des chinois sur nous. Rire en les voyant nous suivre.

Crier « merci Shanghai » !

S’étonner de voir des panneaux Pepsi juste au-dessus des lampions sur les côtés de la rue.

Se dire que finalement c’est très représentatif de la Chine actuelle.

Arriver sur le Bund, la promenade le long du fleuve Huangpu et prendre dans les yeux les immeubles de Pudong, en face, sur l’île.

Trouver en face de soi les images de Shanghai, ville économique et commerciale du pays. Shanghai, avec ses dix-huit millions d’habitants et ses investisseurs étrangers.

Prendre le temps de poser son regard sur chaque building et, toujours, en apercevoir de nouveaux, au loin, dans la brume.

Faire un dessin en sentant les regards interloqués des touristes chinois.

Nanjin Lu (2)

A 10h, alors qu’il fait déjà lourd, rejoindre Bertrand au Peace Hotel et se poser peu après dans un café.

Discuter de la Chine, de Pékin, de Qingdao, de l’Indonésie, de la Thaïlande, du Vietnam, de notre stage, de leur famille.

Rêver, se projeter, se souvenir.

Oublier pendant un temps que l’on est à Shanghai.

Se lever et faire à nouveau un tour sur le Bund. Se noyer dans la masse de touristes, de vendeurs en tout genre.

Se sentir perdue, emprisonnée sur cette allée bétonnée avec la rivière d’un côté et les buildings de l’autre.

Se sentir oppressée par la chaleur et la foule. Sortir et s’enfoncer dans les ruelles, le sac sur le dos.

Quitter la foule pour des rues moins larges mais non pas moins animées.

Choisir un restaurant et commander en se fiant aux images sur le menu. Se rendre compte que ce n’est pas du tout ressemblant et en rire.

Goûter le thé, et le renverser sur la table. Reposer la théière dans un coin et ne plus y toucher, vu le goût prononcé de l’eau non potable.

Manger un peu, goûter du bout des baguettes trois plats peu engageants.

Se séparer et se donner rendez-vous dans quelques jours, à Shanghai de nouveau.

le Bund, shanhai

Reprendre la route avec les sacs toujours aussi lourds et la moiteur qui colle à la peau.

Atteindre la vieille ville et le marché aux puces.

Flâner en regardant les bibelots, les mahjongs, les boîtes en bois, les statues-affiches-sacs-montres-badges à l’effigie de Mao.

Faire quelques achats en marchandant, comme toujours.

Prendre le métro – climatisé – pour la gare centrale.

Acheter des billets de train pour Suzhou pour le lendemain puisque le train aujourd’hui arrive trop tard.

Sortir de la gare en réalisant que nous n’avons pas de logement pour le soir même.

S’asseoir et tenter de trouver une solution.

Appeler plusieurs auberges de jeunesse pour s’entendre dire à chaque fois que c’est complet.

En désespoir de cause, décider de passer la nuit dans un bar, un cybercafé voire même dans la rue !

Essuyer une fois de plus photos et regards des passants. Sentir la fatigue et le ras-le-bol monter.

Marcher un peu en se disant qu’il reste 15h à tuer dans cette ville, sans maison, avec juste le sac à dos et le peu d’énergie qu’il nous reste.

Croiser des gens qui proposent des hôtels et négocier. Obtenir une chambre double à moitié prix.

Se regarder et suivre le gars. Monter dans sa voiture. Sentir l’adrénaline monter un peu et s’imaginer les pires scénarios.

Entrer dans l’hôtel et s’installer dans la chambre 705. Voir, avec soulagement et joie, que c’est une grande chambre avec baignoire, serviettes, télé, shampoing et brosses à dents.

Se reposer et remercier notre bonne étoile.

Prendre enfin une bonne douche et se préparer à sortir pour aller manger et écouter du jazz en sirotant une bière.

Profiter de l’air frais mais encore chaud et agréable du soir.  Se sentir en été, en vacances, libres.

Chercher le bar de jazz. Le trouver mais s’apercevoir qu’il est fermé.

Acheter une glace et des muffins pour le repas du soir et voir Laura revenir avec une bouteille de bière pour étancher notre soif et compenser la déception de la soirée jazz tombée à l’eau.

Savourer cette bière en marchant dans les rues. Rire. Faire les magasins à 21h30. Acheter des CD, des gris-gris pour trois fois rien.

Marcher, sans se perdre.

Finir la route en taxi jusqu’à l’hôtel.

Apprécier, adorer même, le lit moelleux trouvé pour la nuit.

tian'anmen, chine

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