Incredible India

2 |  4 décembre 2013

India

Que connait-on de ce pays en étant à quelques milliers de kilomètres de distance ?
Pas grand-chose finalement… un pays pauvre mais en développement, une population importante prête à dépasser celle de la Chine. Le Taj Mahal et ses palais. La nourriture épicée et le thé au lait. Shiva, Ganesh et Krishna. L’hindi et son écriture intrigante. Les vaches sacrées. Bollywood, la danse, les chants. Les saris et les bracelets qui font du bruit aux poignets des femmes. New Dehli, Calcutta et Bombay.

Une fois sur place, les majorités de ces clichés, de ces impressions sont vérifiées. Oui en Inde, il y a des vaches dans les rues, oui la nourriture est épicée, oui les femmes portent des saris et prient Ganesh ou Shiva dans les temples,  oui les rues sont sales, oui les hommes boivent du « massala chai » à la pause, oui… mais pas seulement !

Ici, on roule à gauche, mais on double de tous les côtés. On se déplace en rickshaw, en scooter, en moto, en voiture, en taxi, en bus, en vélo. Tout ce beau monde sur des routes mal en point. Routes qui deviennent de vraies piscines dès qu’il pleut. La mousson qui arrive. La température qui chute de plusieurs degrés quand l’orage éclate. Et le soleil le lendemain. Chaud, brûlant, écrasant. Comme si de rien n’était.

rickshaw à Pondichéry

Et les odeurs… Odeurs d’encens, de poussière, d’essence, de déchets, de jasmin. Odeurs de fruits. Odeur de soleil et de chaleur.
Des femmes qui vendent du poisson sur le bord de la route. Des épiceries, des magasins, des pharmacies. Des vendeurs de bois, de poulets. Des restaurants. Des camions-citernes qui amènent l’eau pour ceux qui n’ont pas un accès direct. Les femmes qui remplissent les bidons tôt le matin. Des piétons, partout. Tout le temps. Qui attendent le bus, qui marchent, qui discutent. Des temples, colorés. Avec le brahmane, et sa cordelette autour du corps. Les enfants en uniforme. Les femmes ou les filles avec du jasmin dans les cheveux, une longue natte dans le dos. Les hommes avec leur dhoti ou en pantalon patte d’eph’. Certaines sont pieds nus, qu’ils marchent ou conduisent une moto. Les policiers qui font la circulation, ou pas. Avec des chapeaux coloniaux. Les klaxons, tout le temps. Les femmes en amazone à l’arrière de la moto de leur mari, avec un enfant dans leur bras. Et parfois deux. Les bus remplis, sans fenêtre et sans porte. Les jeunes qui s’accrochent où ils peuvent quand le bus passe ; une partie du corps à l’extérieur.

Mais l’Inde c’est aussi des coupures de courant, des mariages arrangés, les grands hôtels et les maisons en paille. Les voitures avec chauffeur et les charrettes tirées par une vache. Des bus sans horaires et des trains en retard.
Et c’est surtout une vie constante, une animation permanente. Des fêtes tous les mois, des guirlandes de lumière et de la musique. De la couleur et des épices. Des regards.

Jaipur, Inde

« Tout Européen est soumis en Inde à un balancement sans limite du Réel à l’Imaginaire. Mais ce vertige n’est-il pas précisément ce que l’on vient chercher ? » Fous de l’Inde, Régis Airault

2 commentaires

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conseilsenvoyage
conseilsenvoyage

28 mai 2015

Bravo, super article ! Merci de m'avoir ramenée en Inde grâce à ces quelques lignes.

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Gaëlle Zimmer
Gaëlle Zimmer

28 mai 2015

Merci beaucoup ! :)

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